Malgré les risques de voir mon compte supprimé pour des causes aussi variées que le non-respect des conditions légales d’utilisation ou une guerre atomique, je choisis de concentrer ma présence online uniquement sur le site www.myspace.com/jessytea et son réseau étendu.
Pour ceux qui voudraient écrire dessus sans avoir de compte myspace, j'ai créé un compte commun, à utiliser de manière non-destructive : Login : jct@zguinch.com / Password : commun99
Ce choix, que certains trouveront stupide vu mon propos (voir " Time Warp Epxloration "), a été pris au vu de différents éléments qui seront expliqués ailleurs … ou pas.
Bien sur mon univers, tout l’univers subsistera, je l’espère.
Les adresse mails et MSN jessytea@hotmail.com restent également encore valides.
Merci à toutes celles et cous ceux qui ont croisé, croisent et croiseront mes octets.
Le téléphone est une belle invention.
Je me demande comment se passaient les choses quand le téléphone n’existait pas.
Combien d’histoires d’amour sont passées par les lignes téléphoniques ? Les poteaux pourraient ils nous raconter des fables, des légendes, des rebondissements.
Toutes ces pièces vident qui ont entendu des sonneries persister, toutes ces attentes angoissées de personnes attendant que leur téléphone sonne.
J’étais assis et j’attendais. de temps en temps je me levai pour aller voir si le téléphone était bien branché.
Normalement il aurait dû sonner depuis longtemps. Je regardais son cadran, un vieux cadran rond où on composait les numéros en faisant tourner un disque troué à chaque numéro avec le doigt.
Une fois le disque tourné jusqu’au butoir on entendait le téléphone faire " clac ". Plus il y avait de " clac " et plus le numéro composé était petit. Je pensais qu’il devait y avoir un seul " clac " pour le neuf, deux pour le huit et ainsi de suite jusqu’au numéro zéro qui devait donc logiquement faire dix " clac ". C’était dur de vérifier car cela allait assez vite. Et puis je ne voulais pas essayer de compter en cet instant important. Cela aurait occupé la ligne. Je ne voulais pas décrocher trop longtemps mais je le faisais quand même de temps en temps pour voir si il y avait toujours la tonalité. Au cas où.
Je n’aime pas attendre et devoir rester chez moi. Il paraît qu’ils commencent à commercialiser des téléphones mobiles que l’ont peut transporter dans son sac, comme si on déplaçait sa maison. J’aimerais bien en avoir un aujourd’hui. Ainsi j’irais attendre ailleurs. Je me demandais si je pouvais attendre sur la plage. C’est toujours plus agréable d’attendre sur la plage. J’aurais pu enterrer l’heure dans le sable et ne plus me souvenir de ce que j’attends. J’aurais pu m’allonger sur une serviette et regarder les alentours.
D’un côté il y avait les dunes et de l’autre côté il y avait la mer. Entre les deux se préparaient des dizaines de brochettes humaines. Un étalage de corps de tous âges, de toutes morphologies.
Non je n’aime pas cette plage, il n’y a qu’un détour à faire et il y a d’autres plages. Des plages de nudistes, des plages homosexuelles, des plages nudistes - homosexuelles, des plages échangistes, des plages échangistes - nudistes, des plages mélangistes, bref tout un tas de sortes de plages pointues, et aussi des plages privées.
J’aurais bien aimé une plage rien du tout, une plage sans personne, seulement il fallait aller bien loin pour trouver cela et sans doute bien chercher. Peut être en arrivant de la mer on pourrait trouver une petite crique inaccessible à quelque échangiste que ce soit mais cela faisait bien des complications pour aller attendre un coup de fil.
Peut être que j’avais faim, qu’il me fallait manger un peu.
Un peu, pas trop car je n’avais pas trop d’appétit.
Le réfrigérateur est une belle invention.
Je me demande comment les choses se passaient quand le réfrigérateur n’existait pas.
Attention attention !
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Les cadavres ne saignent pas.
Je suis vivant car les cadavres ne saignent pas.
Je saurais quand je serais mort .
Chair de mort, chair de sang
Sens la mort, morte chair
Sel sur la peau, l’eau s’en va par les pores
De la goutte au ruisseau,
Du ruisseau à la rivière,
La rivière au fleuve et le fleuve à la mer.
La mer est le monde.
Et chaque goutte de chaque vaisseau
Rejoint la veine puis l’artère,
qui se déverse sur le sol.
Les vagues s’écrasent sans jamais se retirer,
Au flux et reflux de ma pompe cardiaque.
Chair de mort, chair de sang,
Je manges ta chair, avant de ne plus saigner.
Chair dans la chair, sang pour sang,
Sens ma chair, bois mon sang,
Qu’il ne coule pas pour rien, sa nature est de se propager,
Chair de mort, chair de sang,
Je manges ta chair et tu bois mon sang.
Le long de la journée, Pointillés persistants de douceurs olfactives, Vertiges des sens au seul véritable moment intime, par une magie qui fait comprendre pourquoi mettre dans le même organe évacuation de déchets et plaisir. C’est pour que, par les besoins naturels et par les lois de la physique de propagation des substances, on soit régulièrement immergé dans une mer délicieusement enivrante de parfums aromatiques rappelant les dernières étreintes de son amour, qui viennent, tels les souvenirs, mûrir avec le temps, comme un événement si grand qu’il ne peut être intégré sur l’instant. Une faveur que nous accorde Dieu, le temps d’un pipi, de revivre une expérience extrasensorielle.
Et c’est cela, l’union des parfums des intimités des deux êtres complémentaires, le produit de leur amour, les sécrétions de leurs plaisirs. Et la combinaison des deux devient comme l’ivresse de l’équilibre parfait. Mais le divin n’est pas systématique, il faut que l’acte aie été intense et la femme abondante. La position de Lilith est propice car ainsi ses fluides s’écoulent naturellement et la fusion spirituelle psychosomatise les sécrétions et se grave dans quelque résidu. Il faut également qu’un certain temps s’écoule, juste assez mais point trop. Grâce à la nature il viendra bien à temps, ce point de tangence entre les souvenirs de l’émotion et les sentiments provoqués par l’odeur.
Et un grand mystère de l’humanité s’écroule : pourquoi le plus grand sentiment dans un endroit si sale ? Comment réaliser son équilibre psychologique dans un contexte à la fois si instable et si présent, masquant la réalité des choses, alors que tout est là. Pourquoi sommes nous faits ainsi et pourquoi resteront probablement des questions qui n’ont pas lieu d’être. C’est dans ces instants surréalistes et pourtant si quotidiens que l’on dépasse l’athéisme pourtant si répandu. La subtilité de l’odeur, son effet sublime et la drôlerie de la situation ne font que rajouter à la magie. Nous respirons nos souvenirs et l’on se rappelle de l’intensité de cette émanation si furtive et si précieuse.
De ce point précis de l’espace temps, de ce cas particulier qui présente une divine curiosité. Un privilège que nous accorde Dieu qui a la grâce de rendre spirituels des moments qui pourraient juste être soulageant. Des moments si forts que seul Dieu peut concevoir et réaliser, en y apportant son sourire d’amour de ses enfants.
