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Lundi 24 Avril 2006

Le long de la journée, Pointillés persistants de douceurs olfactives, Vertiges des sens au seul véritable moment intime, par une magie qui fait comprendre pourquoi mettre dans le même organe évacuation de déchets et plaisir. C’est pour que, par les besoins naturels et par les lois de la physique de propagation des substances, on soit régulièrement immergé dans une mer délicieusement enivrante de parfums aromatiques rappelant les dernières étreintes de son amour, qui viennent, tels les souvenirs, mûrir avec le temps, comme un événement si grand qu’il ne peut être intégré sur l’instant. Une faveur que nous accorde Dieu, le temps d’un pipi, de revivre une expérience extrasensorielle.

Et c’est cela, l’union des parfums des intimités des deux êtres complémentaires, le produit de leur amour, les sécrétions de leurs plaisirs. Et la combinaison des deux devient comme l’ivresse de l’équilibre parfait. Mais le divin n’est pas systématique, il faut que l’acte aie été intense et la femme abondante. La position de Lilith est propice car ainsi ses fluides s’écoulent naturellement et la fusion spirituelle psychosomatise les sécrétions et se grave dans quelque résidu. Il faut également qu’un certain temps s’écoule, juste assez mais point trop. Grâce à la nature il viendra bien à temps, ce point de tangence entre les souvenirs de l’émotion et les sentiments provoqués par l’odeur.

Et un grand mystère de l’humanité s’écroule : pourquoi le plus grand sentiment dans un endroit si sale ? Comment réaliser son équilibre psychologique dans un contexte à la fois si instable et si présent, masquant la réalité des choses, alors que tout est là. Pourquoi sommes nous faits ainsi et pourquoi resteront probablement des questions qui n’ont pas lieu d’être. C’est dans ces instants surréalistes et pourtant si quotidiens que l’on dépasse l’athéisme pourtant si répandu. La subtilité de l’odeur, son effet sublime et la drôlerie de la situation ne font que rajouter à la magie. Nous respirons nos souvenirs et l’on se rappelle de l’intensité de cette émanation si furtive et si précieuse.

De ce point précis de l’espace temps, de ce cas particulier qui présente une divine curiosité. Un privilège que nous accorde Dieu qui a la grâce de rendre spirituels des moments qui pourraient juste être soulageant. Des moments si forts que seul Dieu peut concevoir et réaliser, en y apportant son sourire d’amour de ses enfants.

 

publié par JessyTea dans: jessytea
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Commentaires

Ben c'est tout rose, mais il n'y a plus les commentaires...
Commentaire n° 1 posté par: senhal le 18/05/2006 - 19:14:14
Oui je crois qu'ils veulent changer le système de blog car je n'ai pas posté les articles ici
Commentaire n° 2 posté par: Jessytea le 18/05/2006 - 19:25:17
boh en plus j'peux plus copier les commentaires ils ont été effacés ... bouh j'suis triste
Commentaire n° 3 posté par: JCT le 18/05/2006 - 19:28:14

oh je suis mauvaise langue car j'ai l'impression que Dan erst en trai nde tout transférer y compris les commentaires,


ça c'est sympa parceque ça doit être un peu fastidueux,


Merci Dan !!


 

Commentaire n° 4 posté par: Jesytea le 18/05/2006 - 19:36:04
Mais de rien ;-)
Commentaire n° 5 posté par: Dan(site web) le 18/05/2006 - 19:36:49

ah ben c'est bien ça !


C'est sympa Dan merci vraiment

Commentaire n° 6 posté par: jessytea le 18/05/2006 - 19:38:10
Ca va encore, il n'y a pas 2000 Blogs à tranférer, alors je gère la crise.
Commentaire n° 7 posté par: Dan(site web) le 18/05/2006 - 19:56:06
Un bien beau texte, encore, Jessytea, et plein d'émotion. Tu es un être qui vit intensément de l'intérieur. C'est ce qui fait ton talent spontané.

Peut-être ce texte prouve-t-il que tu as l'âme très féminine. Au risque de te paraître irrévérencieux, je voudrais évoquer Boccace et son Decameron. Il y a dans ce livre un personnage qui revient fréquemment, dont j'ai oublié le nom, et qui a dû réellement exister : c'est un homme de Florence dont la bêtise était telle qu'elle en était devenue une légende, et que toute la ville riait de ses niaiseries. Un jour, je ne sais plus pourquoi, on lui a fait croire qu'il était enceint : qu'il attendait un enfant. Aussitôt, il fut épouvanté, en se demandant par où l'enfant allait bien pouvoir sortir. Il se mit aussi à battre sa femme en lui rappelant qu'il l'avait bien prévenue qu'il ne fallait pas qu'elle le chevauche pendant l'acte d'amour.

Evidemment, que Lilith se glisse dessous ou essaye de le faire dans la peinture éditée par Senhal sur son blog rappelle aussi ce que tu évoques. Je me souviens qu'à Montpellier, les filles renvoyaient plutôt l'image que tu leur donnes dans ta chanson du précédent article de ton blog. C'est la tradition latine, sans doute. Je ne sais pas, en tout cas, si cela s'accorde avec tes goûts personnels. J'aurais plutôt le sentiment que non.

Quant à moi, j'en parlerai un autre jour. En fait, je crois que cela dépend des circonstances et de la personne. Sur un plan technique, néanmoins, je suis un peu étonné que tu relies la position et l'abondance des sécrétions. Cela doit aussi dépendre des personnes. Ou alors, d'un sentiment tactile.

Pour ce qui est de l'Eglise, et comme le suggère l'histoire de Boccace, la position n'était pas jugée favorable à la reproduction, qui était le principal souci.
Commentaire n° 8 posté par: Ramiel le 18/05/2006 - 19:57:32
Etre un garçon une nuit, un matin, juste pour essayer... pour savoir, échanger... classique comme idée mais c'est ce qui me passe par la tête en lisant ça
Commentaire n° 9 posté par: Senhal le 18/05/2006 - 19:58:02
Ah ? Eh bien, il y a des instruments !
Commentaire n° 10 posté par: Ramiel le 18/05/2006 - 19:58:23
Agathon : se glisse dessus tu voulais dire ?
je ne parlais pas d'abondance (enfin si de toutes façons) mais d'attraction gravitationnelle si tu préfères, et d'autres choses aussi mais je n'ai pas trop envie de rentrer dans le technique à vrai dire,

Senhal : Tout est dans tout et vice (c'est le cas de le dire) versa, il suffit d'un peu d'imagination et parfois de quelques accessoires

oh non je suis vulgaire, en plus ça fait "kéké" je voulais pas, excusez moi, forget about it
Commentaire n° 11 posté par: Invité le 18/05/2006 - 19:59:16
Agathon tu es terriblement véloce , le temps que je rédige ma note tu avais déja posté la tienne ! j'ai encore plus honte maintenant !
Commentaire n° 12 posté par: Invité le 18/05/2006 - 19:59:48
Je ne sais pas ce qu'Aghaton a voulu dire, en tout cas Eve, qu'il prenait pour Lilith sur la fresque est effectivement en dessous.

Mais la position de Lilith c'est dessus évidemment...

Ah bon, c'est juste une histoire de truc en plus.. jsuis déçue alors.
Commentaire n° 13 posté par: Invité le 18/05/2006 - 20:26:00
Véloce, mais pas incontrôlé, hein ? Wink

Pour Senhal : on dit que l'âme de l'homme est féminine, l'âme de la femme, masculine. Ainsi, il suffit, pour connaître tout, de vivre les choses sur plusieurs plans.

Il y a, en outre, que le buste de la femme est plus développé que celui de l'homme, et que la femme possède aussi en plus petit (dit-on) ce qui est plus développé chez l'homme. C'est donc la femme qui a le plus de chance : elle a mille possibilités, et l'homme n'en a que quelques-unes.

Et puis, il ne s'agit pas d'un truc, mais de la matérialisation de la lance d'or. Beaucoup l'ont adoré ; peu en ont percé tous les secrets.
Commentaire n° 14 posté par: Ramiel le 18/05/2006 - 20:26:25
Ah oui, la même chose en plus petit ?  C'est ce qu'on disait au moyen âge, et on a pensé que la femme c'était pareil mais organisé différemment aussi. Encore une fois, c'est nier la femme, en refusant de la définir et en se basant sur l'homme. Je n'ai rien contre, c'est une constatation.

Tu es marrant. Toi qui par avance te méfies de Jung, l'anima et l'animus, c'est un peu ce que tu décris ;)
Commentaire n° 15 posté par: Senhal le 18/05/2006 - 20:27:18
Oui, l'idée ne m'en est pas venue en lisant Jung : la nouvelle de Balzac, "Séraphîta", est assez parlante.

Je n'ai pas lu Jung, en fait ; je ne dis pas que ses idées sont mauvaises. Mais les écrivains qui se présentent comme scientifiques avant tout m'ennuient. J'aime trop la poésie de Victor Hugo ! Wink

Ou alors, j'aime les savants d'autrefois, qui étaient toujours en même temps des poètes, des artistes : Pline l'Ancien, par exemple ! Mais même Descartes a un style que j'apprécie.

Je trouve que parler de l'âme avec un style froid et mécanique, c'est déjà mauvais signe.

Pour la femme, je crois qu'on peut la définir positivement par son buste, non ? C'est toujours ainsi : les femmes qui se déguisent en hommes sont découvertes quand il faut soigner leurs blessures et qu'alors, en ouvrant leurs pourpoints, on voit la plus charmante poitrine qui..., et que... La mode en a été lancée par Gautier dans Mademoiselle de Maupin, il me semble.

Sinon, n'ai-je pas déjà dit que le spécifique à la femme avait la remarquable particularité d'être caché, de sorte que la femme est positivement un mystère pour la science matérialiste ?
Commentaire n° 16 posté par: Ramiel le 18/05/2006 - 20:27:46
Moi je dirais que je pense pas que ce soit un truc en plus ou en moins juste, mais que le cerveau est le plus puissant des organes sexuels,
et puis je me demande si on a pas toutes et tous été hommes et femmes dans d'autres vie, ayant dès lors le potentiel de se projeter par l'imagination,
je ne sais pas, mais je crois qu'il y a de l'homme et de la femme dans tout homme et toute femme, et que c'est là toute la richesse de l'amour,
je suis trop pudique pour entrer dans les détails et mes images ne sont pas toujours claires, mais si elles vous inspirent des idées, des envies, des joies, des souvenirs, des curiosités, alors tant mieux,
Je voulais faire intervenir le divin dans ce texte, qui n'a pas d'autre prétention que l'humour, car je me souviens que dans la seule église que j'ai fréquentée, il y avait écrit, Dieu est Amour.

Non je suis pas un babacool !!
Commentaire n° 17 posté par: Jessytea le 18/05/2006 - 20:28:31
Oui, on dit qu'on se réincarne tantôt en homme, tantôt en femme.

Des souvenirs, oui, mais je n'ose pas les raconter ici.
Commentaire n° 18 posté par: Ramiel le 18/05/2006 - 20:29:08
"Et que ce soit par pitié, ou parce qu'elle la trouvait belle, ou parce qu'elle était la plus vieille des deux, ou pour quelque cause accidentelle -- un léger parfum, ou un violon dans la maison d'à côté (si étrange est le pouvoir des sons en certaines circonstances), elle était certaine de ressentir à ces moments-là ce que ressentent les hommes. Rien qu'un instant ; mais cela suffisait. C'était une brusque révélation, une légère coloration comme le rose qui vous monte aux joues et qu'on tente de réprimer, puis, lorsqu'il se répand, voilà qu'on cède à ce débordement, qu'on l'accompagne jusqu'à sa pointe extrême et là, on tremble, on sent le monde qui se rapproche, tout gonflé de quelque signification extraordinaire, c'est une sorte de ravissement qui fait pression de l'intérieur, qui fait craquer sa mince écorce et qui jaillit et se déverse comme un baume sur les gerçures des blessures."

(Mrs Dalloway, Viginia Woolf)

Désolée pour la citation un peu longue, mais elle est d'une si délicate justesse cette écrivaine, je viens de la découvrir, elle fait vibrer certaines cordes... vu que c'était un peu le sujet ici, d'une certaine manière, j'ai eu envie de vous la faire lire.

Le roman de Gautier que cite Ramiel est un de mes préférés, mais bien que savoureux, c'est beaucoup moins sensible, ce n'est d'ailleurs pas le but.

D'ailleurs, j'ignore si un homme pourrait écrire de telles choses, si il n'y a pas des limites, tout de même, au pouvoir de s'immiscer (c'est-à-dire d'induire par l'imagination les sensations) dans la moindre cellule grise vibrante d'une femme.(Et vice versa)

Encore un passage et c'est promis j'arrête :

"L'étonnant, quand elle y repensait, c'était la pureté, l'intégrité du sentiment qu'elle éprouvait pour Sally. Ce n'était pas comme le sentiment qu'on peut éprouver pour un homme. C'était complètement désintéressé et, en outre, cela avait une qualité qui ne pouvait exister qu'entre femmes, qu'entre des femmes juste sorties de l'adolescence"

Il y a encore le passage du baiser...



Bonne soirée et brossez-vous les dents (cachée bonus plage)
Commentaire n° 19 posté par: Invité le 18/05/2006 - 20:29:53
Oui, les femmes ont une vie intérieure certainement plus développée que les hommes. J'ai lu un livre de V. Woolf, une fois, et je l'ai trouvé très bon. C'était peut-être Mrs Dalloway. J'ai trouvé cela très comparable à Proust, qui à mon avis est supérieur à Gautier. Mademoiselle de Maupin, c'est charmant, c'est frais, c'est exquis, mais parfois, je crois que Gautier en fait trop, et qu'on le sent qui s'amuse : c'est moins pénétré d'émotion que Proust, que j'adore.
Commentaire n° 20 posté par: Ramiel le 18/05/2006 - 20:30:19
Je pense aussi qu'il y a des limites aux projections imaginatives, que l'esprit est attaché au corps malgré tous les efforts que l'on peut mettre,
Tous nos esprits sont coincés dans leurs cellules,
Commentaire n° 21 posté par: Jessytea le 18/05/2006 - 20:30:56
Les images sont toujours créées à partir de la réalité sensible : comment faire autrement ? Les formes que l'on peut inventer se sont matérialisées auparavant.

Mais le corps a quand même comme des fuites, qui ne sont pas tant présentes dans les imaginations prises en elles-mêmes que dans les sentiments qui s'en dégagent - ou qui les inspirent.

C'est quelque chose qu'on ne peut pas comprendre, cependant, si on essaye de placer ces fuites dans la partie consciente de l'âme, ou dans le cerveau même dans sa partie dont on prétend qu'elle reste inerte et inutilisée. Elles ne se situent pas là, mais évidemment dans des parties plus obscures, davantage liées aux désirs, aux craintes, c'est-à-dire, au fond, dans la partie basse du ventre.

L'amour rend imaginatif, dit-on, ou ingénieux : cette constation, faite par nos ancêtres, a un fond plus profond qu'on ne s'en rend habituellement compte. C'est réellement par les organes génitaux que l'être humain commerce (instinctivement) avec les forces secrètes de l'univers. Ensuite, la poésie vient : on essaye de représenter le sentiment amoureux. La conscience est juste faite pour le développement de la connaissance.

Du moins, c'est mon avis. Je n'ai pas dit cela pour choquer les âmes pieuses qui mettent spontanément en relation Dieu avec la raison et la conscience rationnelle. Mon idée a quelque chose d'un peu païen : je l'admets.
Commentaire n° 22 posté par: Ramiel le 18/05/2006 - 20:31:38
Je me suis bien brossé les dents, ai je droit à lire le passage du baiser ?
Commentaire n° 23 posté par: Invité le 18/05/2006 - 20:32:20
Maintenant c'est tout blanc et il y a les commentaires, merci Daaan.

Je me suis bien brossé les dents, ai je droit à lire le passage du baiser ?

Je n'avais point vu la demande, je vais prochaienment y remédier avec délectations, j'adore ce passage

Pseudo: JessyTeaCatégorie: Animaux

X-D
Commentaire n° 24 posté par: senhal le 19/05/2006 - 11:31:25
Peter Walsh et joseph Breitkopf continuèrent à discuter de Wagner. Sally et elle se retrouvèrent un peu en arrière. Et alors eut lieu le moment le pllus exquis de sa vie ; alors qu'elles passaient devant une vasque en pierre remplie de fleurs, Sally s'arrêta ; elle cueillit une fleur ; elle l'embrassa sur les lèvres. C'était comme si le monde entier avait basculé la tête en bas ! Les autres disparurent. Elle était là, seule avec Sally. Et elle eut le sentiment qu'elle venait de recevoir un cadeau, enveloppé, qu'on lui avait dit de ne pas regarder -- un diamant, quelque chose d'infiniment précieux, dans son papier et, tout en marchant vers Sally (de long en large, de long en large), elle le sortait de son emballage, ou alors ses feux perçaient à travers, et c'était une révélation, un véritable sentiment religieux. Là-dessus, le vieux Joseph et Peter s'étaient retournés vers elles :
"On regarde les étoiles ?" avait dit Peter.
Commentaire n° 25 posté par: la blanche colombe le 19/05/2006 - 11:50:55

le baiser éphémère d'un papillon sur une fleur,


elles avaient déja vu les étoiles avant que Peter leur propose ?

Commentaire n° 26 posté par: souljackin' le 19/05/2006 - 21:44:50
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