Le long de la journée, Pointillés persistants de douceurs olfactives, Vertiges des sens au seul véritable moment intime, par une magie qui fait comprendre pourquoi mettre dans le même organe évacuation de déchets et plaisir. C’est pour que, par les besoins naturels et par les lois de la physique de propagation des substances, on soit régulièrement immergé dans une mer délicieusement enivrante de parfums aromatiques rappelant les dernières étreintes de son amour, qui viennent, tels les souvenirs, mûrir avec le temps, comme un événement si grand qu’il ne peut être intégré sur l’instant. Une faveur que nous accorde Dieu, le temps d’un pipi, de revivre une expérience extrasensorielle.
Et c’est cela, l’union des parfums des intimités des deux êtres complémentaires, le produit de leur amour, les sécrétions de leurs plaisirs. Et la combinaison des deux devient comme l’ivresse de l’équilibre parfait. Mais le divin n’est pas systématique, il faut que l’acte aie été intense et la femme abondante. La position de Lilith est propice car ainsi ses fluides s’écoulent naturellement et la fusion spirituelle psychosomatise les sécrétions et se grave dans quelque résidu. Il faut également qu’un certain temps s’écoule, juste assez mais point trop. Grâce à la nature il viendra bien à temps, ce point de tangence entre les souvenirs de l’émotion et les sentiments provoqués par l’odeur.
Et un grand mystère de l’humanité s’écroule : pourquoi le plus grand sentiment dans un endroit si sale ? Comment réaliser son équilibre psychologique dans un contexte à la fois si instable et si présent, masquant la réalité des choses, alors que tout est là. Pourquoi sommes nous faits ainsi et pourquoi resteront probablement des questions qui n’ont pas lieu d’être. C’est dans ces instants surréalistes et pourtant si quotidiens que l’on dépasse l’athéisme pourtant si répandu. La subtilité de l’odeur, son effet sublime et la drôlerie de la situation ne font que rajouter à la magie. Nous respirons nos souvenirs et l’on se rappelle de l’intensité de cette émanation si furtive et si précieuse.
De ce point précis de l’espace temps, de ce cas particulier qui présente une divine curiosité. Un privilège que nous accorde Dieu qui a la grâce de rendre spirituels des moments qui pourraient juste être soulageant. Des moments si forts que seul Dieu peut concevoir et réaliser, en y apportant son sourire d’amour de ses enfants.
Commentaires
oh je suis mauvaise langue car j'ai l'impression que Dan erst en trai nde tout transférer y compris les commentaires,
ça c'est sympa parceque ça doit être un peu fastidueux,
Merci Dan !!
ah ben c'est bien ça !
C'est sympa Dan merci vraiment
Peut-être ce texte prouve-t-il que tu as l'âme très féminine. Au risque de te paraître irrévérencieux, je voudrais évoquer Boccace et son Decameron. Il y a dans ce livre un personnage qui revient fréquemment, dont j'ai oublié le nom, et qui a dû réellement exister : c'est un homme de Florence dont la bêtise était telle qu'elle en était devenue une légende, et que toute la ville riait de ses niaiseries. Un jour, je ne sais plus pourquoi, on lui a fait croire qu'il était enceint : qu'il attendait un enfant. Aussitôt, il fut épouvanté, en se demandant par où l'enfant allait bien pouvoir sortir. Il se mit aussi à battre sa femme en lui rappelant qu'il l'avait bien prévenue qu'il ne fallait pas qu'elle le chevauche pendant l'acte d'amour.
Evidemment, que Lilith se glisse dessous ou essaye de le faire dans la peinture éditée par Senhal sur son blog rappelle aussi ce que tu évoques. Je me souviens qu'à Montpellier, les filles renvoyaient plutôt l'image que tu leur donnes dans ta chanson du précédent article de ton blog. C'est la tradition latine, sans doute. Je ne sais pas, en tout cas, si cela s'accorde avec tes goûts personnels. J'aurais plutôt le sentiment que non.
Quant à moi, j'en parlerai un autre jour. En fait, je crois que cela dépend des circonstances et de la personne. Sur un plan technique, néanmoins, je suis un peu étonné que tu relies la position et l'abondance des sécrétions. Cela doit aussi dépendre des personnes. Ou alors, d'un sentiment tactile.
Pour ce qui est de l'Eglise, et comme le suggère l'histoire de Boccace, la position n'était pas jugée favorable à la reproduction, qui était le principal souci.
je ne parlais pas d'abondance (enfin si de toutes façons) mais d'attraction gravitationnelle si tu préfères, et d'autres choses aussi mais je n'ai pas trop envie de rentrer dans le technique à vrai dire,
Senhal : Tout est dans tout et vice (c'est le cas de le dire) versa, il suffit d'un peu d'imagination et parfois de quelques accessoires
oh non je suis vulgaire, en plus ça fait "kéké" je voulais pas, excusez moi, forget about it
Mais la position de Lilith c'est dessus évidemment...
Ah bon, c'est juste une histoire de truc en plus.. jsuis déçue alors.
Pour Senhal : on dit que l'âme de l'homme est féminine, l'âme de la femme, masculine. Ainsi, il suffit, pour connaître tout, de vivre les choses sur plusieurs plans.
Il y a, en outre, que le buste de la femme est plus développé que celui de l'homme, et que la femme possède aussi en plus petit (dit-on) ce qui est plus développé chez l'homme. C'est donc la femme qui a le plus de chance : elle a mille possibilités, et l'homme n'en a que quelques-unes.
Et puis, il ne s'agit pas d'un truc, mais de la matérialisation de la lance d'or. Beaucoup l'ont adoré ; peu en ont percé tous les secrets.
Tu es marrant. Toi qui par avance te méfies de Jung, l'anima et l'animus, c'est un peu ce que tu décris ;)
Je n'ai pas lu Jung, en fait ; je ne dis pas que ses idées sont mauvaises. Mais les écrivains qui se présentent comme scientifiques avant tout m'ennuient. J'aime trop la poésie de Victor Hugo !
Ou alors, j'aime les savants d'autrefois, qui étaient toujours en même temps des poètes, des artistes : Pline l'Ancien, par exemple ! Mais même Descartes a un style que j'apprécie.
Je trouve que parler de l'âme avec un style froid et mécanique, c'est déjà mauvais signe.
Pour la femme, je crois qu'on peut la définir positivement par son buste, non ? C'est toujours ainsi : les femmes qui se déguisent en hommes sont découvertes quand il faut soigner leurs blessures et qu'alors, en ouvrant leurs pourpoints, on voit la plus charmante poitrine qui..., et que... La mode en a été lancée par Gautier dans Mademoiselle de Maupin, il me semble.
Sinon, n'ai-je pas déjà dit que le spécifique à la femme avait la remarquable particularité d'être caché, de sorte que la femme est positivement un mystère pour la science matérialiste ?
et puis je me demande si on a pas toutes et tous été hommes et femmes dans d'autres vie, ayant dès lors le potentiel de se projeter par l'imagination,
je ne sais pas, mais je crois qu'il y a de l'homme et de la femme dans tout homme et toute femme, et que c'est là toute la richesse de l'amour,
je suis trop pudique pour entrer dans les détails et mes images ne sont pas toujours claires, mais si elles vous inspirent des idées, des envies, des joies, des souvenirs, des curiosités, alors tant mieux,
Je voulais faire intervenir le divin dans ce texte, qui n'a pas d'autre prétention que l'humour, car je me souviens que dans la seule église que j'ai fréquentée, il y avait écrit, Dieu est Amour.
Non je suis pas un babacool !!
Des souvenirs, oui, mais je n'ose pas les raconter ici.
(Mrs Dalloway, Viginia Woolf)
Désolée pour la citation un peu longue, mais elle est d'une si délicate justesse cette écrivaine, je viens de la découvrir, elle fait vibrer certaines cordes... vu que c'était un peu le sujet ici, d'une certaine manière, j'ai eu envie de vous la faire lire.
Le roman de Gautier que cite Ramiel est un de mes préférés, mais bien que savoureux, c'est beaucoup moins sensible, ce n'est d'ailleurs pas le but.
D'ailleurs, j'ignore si un homme pourrait écrire de telles choses, si il n'y a pas des limites, tout de même, au pouvoir de s'immiscer (c'est-à-dire d'induire par l'imagination les sensations) dans la moindre cellule grise vibrante d'une femme.(Et vice versa)
Encore un passage et c'est promis j'arrête :
"L'étonnant, quand elle y repensait, c'était la pureté, l'intégrité du sentiment qu'elle éprouvait pour Sally. Ce n'était pas comme le sentiment qu'on peut éprouver pour un homme. C'était complètement désintéressé et, en outre, cela avait une qualité qui ne pouvait exister qu'entre femmes, qu'entre des femmes juste sorties de l'adolescence"
Il y a encore le passage du baiser...
Bonne soirée et brossez-vous les dents (cachée bonus plage)
Tous nos esprits sont coincés dans leurs cellules,
Mais le corps a quand même comme des fuites, qui ne sont pas tant présentes dans les imaginations prises en elles-mêmes que dans les sentiments qui s'en dégagent - ou qui les inspirent.
C'est quelque chose qu'on ne peut pas comprendre, cependant, si on essaye de placer ces fuites dans la partie consciente de l'âme, ou dans le cerveau même dans sa partie dont on prétend qu'elle reste inerte et inutilisée. Elles ne se situent pas là, mais évidemment dans des parties plus obscures, davantage liées aux désirs, aux craintes, c'est-à-dire, au fond, dans la partie basse du ventre.
L'amour rend imaginatif, dit-on, ou ingénieux : cette constation, faite par nos ancêtres, a un fond plus profond qu'on ne s'en rend habituellement compte. C'est réellement par les organes génitaux que l'être humain commerce (instinctivement) avec les forces secrètes de l'univers. Ensuite, la poésie vient : on essaye de représenter le sentiment amoureux. La conscience est juste faite pour le développement de la connaissance.
Du moins, c'est mon avis. Je n'ai pas dit cela pour choquer les âmes pieuses qui mettent spontanément en relation Dieu avec la raison et la conscience rationnelle. Mon idée a quelque chose d'un peu païen : je l'admets.
Je me suis bien brossé les dents, ai je droit à lire le passage du baiser ?
Je n'avais point vu la demande, je vais prochaienment y remédier avec délectations, j'adore ce passage
Pseudo: JessyTeaCatégorie: Animaux
X-D
"On regarde les étoiles ?" avait dit Peter.
le baiser éphémère d'un papillon sur une fleur,
elles avaient déja vu les étoiles avant que Peter leur propose ?
