Partie avec le vent,
comme s’envolent les brindilles dans la campagne, échouant quelques mètres plus loin.
Partie on ne sait où,
s’amarrant pour quelques instants à la première aspérité,
dans une progression chaotique sans direction apparente.
Partie en un instant,
quelques mètres plus loin, notre tête tournée.
Irrégularités du vent et rafales chaotiques,
courants d’air tournants et cercles ironiques.
Livré à la nature, mon esprit est une feuille,
ma chair un arbre mort, qui se désamoncelle.
Je ne puis qu’espérer que le hasard du zéphyr,
nous rapproche tant et tant, que je puisse te tenir.

publié par JessyTea dans: pouet pouet
